Voilà, je pensais qu'une petite histoire du hard-rock et ce qui va autour ferait pas de mal a apparaître sur mon blog! Je sais, c'est long mais pourtant je l'ai écourté!!
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En faisant appel autant au physique qu'aux émotions, le hard-rock a produit quelques albums cultes, qui méritent l'attention de tout amateur de rock. Agression, technicité et mélodie y jouent à cache-cache. Voici tout ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le hard...
Qu'on le veuille ou non, le hard-rock, grâce aux multiples dérivés qu'il a engendrés depuis une trentaine d'années, est un des genres musicaux les plus créatifs. Peut-être parce qu'il est resté banni du grand public et des médias.
Le hard s'enrichit de tout ce qui lui tombe sous la main: blues, classique, jazz, progressif, hip-hop, techno, gothic, extrême... Des rythmes hypra lents du doom au terrorisme auditif du black-metal, pas facile de s'y retrouver.
Il faut d'abord aller au-delà des clichés qui, s'ils reflètent bel et bien un genre parfois caricatural, oublient l'essentiel: la musique. Revenons donc à la fin des années 60. Le rock ne fait déjà plus très peur. Ses pionniers sont pour la plupart morts. Une nouvelle génération biberonnée à la guitare électrique prend le relais.
L'héritage blues est alors encore très présent chez la plupart des rockers. Les tous premiers groupes de hard-rock en portent la marque.
Ainsi de Led Zeppelin, l'un des initiateurs du décollage du genre, dès le début des années 70. Cette décennie est d'une richesse artistique inouïe.
De Led Zeppelin, qui ne connaît Stairway to heaven? Un crescendo qui part en quasi slow et se termine en orgie. Le groupe demeure aujourd'hui une référence absolu.
Deep Purple, apparu aussi au tournant des 70's, peut se targuer d'une personnalité très marquée, reconnaissable, entre autres, au clavier de John Lord, à la guitare de Richie Blackmore et à des morceaux assez longs et complexes. Leur hit n°1 est Smoke on the water.
Black Sabbath relève d'une autre branche. Celle d'un groupe qui, dès ses débuts, fait peur. Ils jouent accordés extrêmement bas, une musique lourde et noire -qui n'a cessé depuis d'inspirer de nombreux groupes.
En Australie, AC/DC (jeu de mots qui désigne à la fois le courant alternatif et... les bisexuels) pousse ses premiers vagissement au milieu des années 1970, toujours sous l'influence du blues. Du très carré, avec un son "sale" et des compos simples. Mais addictives. Le groupe tourne toujours sur le même modèle trente ans plus tard.
Les Allemands de Scorpions connaissent eux aussi le succès dès la seconde moitié des 70's. Leur secret: l'alternance de "chansons douces" et des purs morceaux de rock qui cassent la baraque et s'impriment dans le cerveau.
Jusque là, le hard demeure un "enfant terrible" du rock, pas encore émancipé. L'indépendance vient à la fin des 70's-début des 80's. Led Zep, Black Sabbath, Deep Purple ont du mal à négocier le virage. Des groupes nés juste après ce trio 300% mythique en profitent pour exploser.
Le hard, réussit à exploser. Apparaît le trash-metal, très rapide, musique à pogos par excellence (les trois premiers albums de Metallica, Anthrax...).
Les années 90 ont enterré puis exhumé le hard. Au début, le grunge (Nirvana, Pearl Jam, Alice in Chains...) balaie tous les groupes de métal. Le rock festif cède la place à ceux qui étalent leur dépression nerveuse. La hype grunge dure à peine plus que celle du punk. Kurt Cobain y met fin en se faisant sauter le caisson. Vieilles gloires et jeunes loups du métal en profitent pour regagner le terrain laissé en friche.
Restent deux taches. Des rumeurs régulières mettent dans la même boîte hardos et fachos. Ce qui ne peut que faire pleurer de rage n'importe quel connaisseur du mouvement. Tout simplement parce que le hard est, au départ, plus "fun" que politique, même si la plupart des groupes comptent dans leur répertoire quelques titres dénonçant les folies guerrières, "l'horreur économique" et la haine.
La vague des "female voices" mélodiques (Nightwish, Within Temptation, Lacuna Coil...) semble heureusement, depuis le début des années 2000, changer la donne : il n'y plus de politique dans les textes.
Quid de la France dans tout cela? L'Hexagone n'est clairement pas une terre promise du hard. Les groupes étrangers n'y font en général qu'une poignée de dates lors des tournées, voire une seule à Paris. Et ce n'est pas nouveau.
Trust, qui fut à Téléphone ce que les Rolling Stones furent au Beatles, est le seul a avoir acquis une réelle renommée internationale (le tube Antisocial), avec un hard-heavy et un chant assez parlé.
Aujourd'hui, beaucoup de nouveaux groupes sortent de très bon album, meis, ça n'a rien a voir avec la qualité des anciens rockeurs...
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